Côte d’Ivoire: Projet Agroforesterie COMOE Dabakala

Ecouter et retenez bien « agroforesterie COMOE Dabakala »

C’est à l’exécution de ce projet que se situe notre part active pour le concept genre au sein de notre entreprise.
En effet l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard des femmes qui établie la relation d’équité homme femme, partie intégrante de la GIZ à prévalue notre intégration au sein de l’équipe SUD d’animateurs Rural Agroforesterie comoé Dabakala.
Même attributs et feuille de route ; nous sommes une équipe composite (homme- femme) qui en étroite collaboration exécutons nos différentes taches quotidienne. C’est à part égale sans distinction de sexe que nous répartissons nos activités (séances de sensibilisation, animation village, délimitation de parcelles) et ceux avec un meme moyen de locomotion « la moto ».
Face à notre auditoire et nos partenaires extérieurs nous défendons haut et fort, en dignes ambassadeurs GIZ l’équité à tous nos niveaux d’intervention.
L’inégalité genre étant une des caractéristiques de notre cible, nous nous évertuons à passer nos messages avec toutes les formes de communications qui s’y prêtent :
– équipe mixte

– Distribution de la parole au sein de l’équipe
– l’être et le paraitre

   
En bref l’art oratoire ; car pour passer une missive d’égalité équité genre dans un milieu musulman, ou la femme n’as pas droit à la parole, il faut être un artiste ; avoir du tact et de la méthodologie.
C’est là notre cheville ouvrière de chaque jour.
Pour comprendre notre quotidien voici un cas de figure.


Vous arrivez dans un village ou vous devez passer une communication à l’ensemble de la population. Vous vous retrouvez avec une centaine (100) d’hommes sans aucune femme présente.
Vous êtes en équipe mixte c’est-à-dire homme et femme ;
Que feriez- vous ?


C’est la première approche qui facilite une bonne intégration dans le milieu.
Notre stratégie genre s’est réalisée à travers une approche méthodologique participative et inclusive, impliquant tous les acteurs aussi bien interne qu’externe à la GIZ. Les plus grands défis que nous avons eu à relever individuellement c’est notre intégration et l’acceptation de notre message dans un milieu aux uses et coutumes gangréné par des inégalités sexistes.

De nombreux défis se posent en ce qui concerne la prise en compte de la dimension du Genre. Il s’agit de :
 La nécessité du renforcement des capacités,
 La faiblesse de la communication autour de l’action du projet en matière de Genre,
 La timidité des échanges d’expériences et de bonnes pratiques,
 La non systématisation de la prise en compte du Genre dans le processus de planification, de conception et de formulation des projets,
 L’inexistence d’un mécanisme formalisé pour l’autonomisation des femmes.
Les trois principaux facteurs de succès sont :
– La représentativité équitable et effective des femmes et des hommes dans la sphère décisionnelle,
– l’accès et le contrôle équitable des femmes et des hommes sur les bénéfices des interventions du projet agroforesterie au niveau local,
– la non-discrimination,
C’est à l’issus de ces différents facteurs cumulés que nous avons obtenus des résultats probants à savoir :
des hommes, des jeunes et des femmes identifiés volontaire et bénéficiaire du projet agroforesterie à Dabakala.